Des zones de notre région concernées par le risque sismique

 

 

Origines des séismes en Charentes Maritimes.

Au cours de la formation du super-continent appelé la Pangée (il y a 350 millions d'années), la collision des différents continents a permis l'élévation d'imposantes chaînes de montagnes. Ces dernières, dites hercyniennes constituent une cicatrice qui coupe la France en diagonale, de l'Ile d'Oléron aux Cévènes (chaîne de montagnes près du Massif Central).

Ainsi, au fil des millions d'années, ces immenses chaînes montagneuses se sont affaissées éloignant l'Espagne et formant le golfe de Gascogne. L'érosion a ensuite fait disparaître la quasi-totalité de ce massif. Seules de grandes failles, situées le long de la façade Ouest de la France en constituent les vestiges.

La France est donc comprimée entre deux continents en constant rapprochement. Actuellement, les plaques africaines et « eurasiennes » convergent toutes les deux vers l'extrémité occidental de l'Europe. Cette partie du continent, dont la Charente Maritime, étant très fracturée par ces zones de failles et plissements originaires de l'ancienne chaîne, de nombreux séismes se manisfestent. Ceux-ci sont généralement de faibles ampleurs de magnitude 3,5 à 5 sur l'échelle de Richter. Ceci s'explique par le fait que le rapprochement des diverses plaques continentales n'est que progressif et lent. L'emplacement de la faille associée n'a pas été réellement déterminé.

Les pressions exercées suffisent néanmoins à rendre cette région sujette au risque sismique. Cette instabilité a donc été évaluée par les sismologues, de faible mais non négligeable.

Carte géologique de l'Ile d'Oléron

 

Qu'est ce que le risque sismique?

 

Tout d'abord, le risque sismique est la combinaison de deux facteurs:

- le risque: celui-ci est la conséquence d'un événement d'une certaine ampleur ayant une certaine probabilité de se produire. Il constitue le résultat éventuel d'un phénomène aléatoire dans le temps, tel un séisme. Ce facteur est aussi appelé l'aléa sismique.

- la vulnérabilité des enjeux: elle est la continuité de l'aléa sismique. En effet, ce sont les effets résultants: mettre en péril un grand nombre de personne, occasionner des dégâts matériels importants ou encore dépasser les capacités de réaction des acteurs concernés (sauvetage...).

Le risque sismique est donc l'association de l'aléa sismique (phénomène aléatoire) et de la vulnérabilité des enjeux (bâtiments, individus, infrastructures...).

 

Définition du risque sismique

 

Les spécialistes vont ainsi s'intéresser aux possibles dégâts dans les bâtiments que peuvent causer les séismes. Évaluer ce risque, d'un tremblement de terre destructeur, est donc primordial pour protéger efficacement une région.

 

Comment l'évaluer?

 

L'évaluation du risque sismique consiste à déterminer la magnitude maximale et donc les dégâts les plus importants qui peuvent être causés par un séisme. Cette approximation peut se dérouler en plusieurs étapes.

- l'installation de nombreux sismomètres autour de cette région et d'en enregistrer la sismicité. Soit connaître tous les séismes, même minimes afin de mieux cerner cette sismicité, la magnitude maximale ou encore la fréquence de ces séismes.

- l'énumération et le recensement de tous les mouvements tectoniques sur un espace donné et une période la plus étendu possible. Elle doit être d'autant plus importante que la sismicité est modérée, le but étant de récolter un maximum de données.

Les sismologues peuvent donc travailler en collaboration avec des historiens et des archéologues. On parle respectivement de sismologie historique et d'archéosismologie. Ainsi, en France, les archives témoignent de séismes remontant au XIième siècle.

Historique des séismes en Charente Maritime 

 

- l'étude des marques et indices géologiques laissés dans la nature par les séismes. Il s'agit de la paleosismologie qui reconstitue ainsi l'histoire géologique d'une région sur des périodes allant sur plusieurs milliers d'années. Cette méthode permet d'estimer la fréquence et l'intensité d'un tremblement de terre susceptible de toucher une région.

- l'analyse des structures géologiques en présence. En effet, les ondes sismiques émises peuvent être amplifiées, ou à l'inverse minimisées en fonction de la nature du sol ou des matériaux utilisés pour la construction des bâtiments. Il faut également prendre en compte la stabilité ou l'instabilité du milieu environnant. Effectivement, un séisme à la base peut entraîner d'autres catastrophes tels que des mouvements de terrains, des tsunamis...

 Les méthodes pour évaluer le risque sismique

 

Grâce à toutes ces données et observations ainsi recueillies par ces méthodes et ces probabilité, les spécialistes peuvent déterminer avec précision plusieurs éléments. Parmi ceux-ci figurent: l'intensité (magnitude) maximale que l'on peut ressentir dans une région précise, la fréquence de ces séismes, les dégâts engendrés au niveau humain et matériel. Et enfin, les effets annexes résultants.

> Les spécialistes évaluent bien le risque sismique.

Une fois que celui-ci est déterminé, l'administation met en place des zonages et peut classer une région (en général un canton) dans une zone plus ou moins à risque...

 

Le zonage sismique en France.

 

Un zonage sismique en France a été élaboré: le territoire métropolitain a été divisé en 5 zones précises. Ce « découpage » de l'espace français est établi à partir du décret n° 2010-1254 et 1255 du 22 octobre 2010 et de l'Arrêté du 22 Octobre 2010 du journal officiel.

Celui-ci détermine les différentes régions ou cantons directement exposés au risque sismique et à un objectif de protection parasismique. Chaque zone définie les diverses normes de construction à respecter pour l'édification d'un bâtiment.

L'objectif de la réglementation parasismique est la sauvegarde d'un maximum de vies humaines dont le niveau de résistance aux ondes sismiques est fixées par zone. Le principe de la mise en place de ces normes est d'accepter de subir des dommages irréparables. Seulement ces dernières doivent garantir la sécurité des occupants: pas d'effondrement.

Le nouveau zonage sismique en France mis en vigueur à partir du 1 Mai 2011

 

 

 

Les 5 zones de sismicité croissante:

- zone 1: "Sismicité très faible", dont les normes parasismiques ne sont pas prescrites.

Pour les autres zones, des règles de constructions parasismiques doivent d'être respectées:

- zone 2: « sismicité faible »;

- zone 3: « sismicité modérée ».

- zone 4: "sismicité moyenne"

- zone 5: « sismicité forte »: seulement en ce qui concerne la Martinique et la Guadeloupe et dont la sismicité possède une origine différente.

 

La sismicité dans le bassin Marennes Oléron.

 

Comme on peut le voir sur la carte ci-dessus, la Charente Maritime et donc le bassin de Marennes Oléron se situe dans la zone 3. La sismicité est donc modérée  où les déformations ne sont que de faibles ampleurs.

En effet, le bassin est sujet à de nombreux séismes dont la magnitude est généralement très faible. En France, seul une vingtaine de séisme d'une magnitude supérieure à 4 se manifestent. D'ailleurs, une partie d'entre eux se produisent au large de l'Ile d'Oléron ou bien sur l'Ile elle-même.

voir la répartition des séismes en Charentes Maritimes (cf. images) 

Le département possède une activité sismique légère, constituée régulièrement de tremblement de terre qui ont lieu au lage de lîle d'Oléron. L'emplacement de la faille est encore mal connu. Le séisme le plus important d'une magnitude de 7 a eu lieu de 7 Septembre 1972. Le dernier en date d'une magnitude de 4.5, a eu lieu le 28 Septembre 2010.

Sur 473 communes que dénombre la région, 401 sont à risque et 41 sont directement exposées par le risque sismique. Elles représentent à elle seule 8.7 % des communes à risque dans la zone du Sud-Ouest.

voir les communes exposées au risque sismique en Charentes Maritimes (cf. images)

 

Ainsi en Charente Maritime, toutes les communes possède une sismicité propre à la zone 3, sauf:

- les cantons d’Archiac, Cozes, Gémozac, Jonzac, Mirambeau, Montendre, Montguyon, Montlieu-la-Garde, Pons, Royan-Est, Royan-Ouest, Saint-Genis-de-Saintonge, Saujon : zone de sismicité faible ;

- les communes de Chermignac, Colombiers, Courcoury, Les Essards, Les Gonds, La Jard, Nieul-les-Saintes, Pessines, Pont-l’Abbé-d’Arnoult, Préguillac, Sainte-Gemme, Sainte-Radegonde, Saintes, Saint-Georges-des-Coteaux, Saint-Porchaire, Saint-Sulpice-d’Arnoult, Soulignonne, Thénac, Varzay : zone de sismicité faible.

 

Les communes du Château d'Oléron, Marennes, Rochefort (et ses cantons), Saint Agnant, Saint-Pierre d'Oléron et La Tremblade étant celles les plus exposées au risque sismique de la région.

Ciblons ensuite plus précisément tel que cet historique des séismes qui ont eu lieu à Bourcefranc, c'est à dire ressentis au lycée:

(les séismes ressentis au lycée correspondent aux deux derniers tremblements de terre de cet historique, c'est à dire à partir de la création de l'établissement scolaire en 1990).

 

Date Heure    Localisation épicentrale    Intensité épicentrale    Intensité dans la commune 
26 Juillet 1882 15 h 38 min Saintonge (Saintes) 6 4
28 Septembre 1935 16 h 17 min 50 sec Angoumois (Rouillac) 7 4.5
7 Janvier 1955 8 h 21 min 20 sec Ile d'Oléron 5 4
20 Juillet 1958 19 h 27 min 15 sec Ile d'Oléron 6 4.5
7 Septembre 1972 22 h 26 min 54 sec Ile d'Oléron 7 7
6 Janvier 1973 2 h 6 min 38 sec Ile d'Oléron 5 4
11 Février 1976 23 h 43 min 55 sec Ile d'Oléron 4 3
8 Juin 2001 13 h 26 min 53 sec Bocage Vendéen 5 2.5
18 Avril 2005 6 h 42 min 50 sec Ile d'Oléron 4.5 3

 

.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site